Sécuriser une maison ne consiste pas à tout acheter d’un coup. Cela consiste à repérer par où l’on entre, puis à renforcer les accès dans l’ordre où ils sont le plus exposés. Un cambrioleur ne choisit pas la porte la plus belle, il choisit la plus facile. Faites le tour de votre logement comme lui le ferait, en cherchant le maillon le plus faible.
Cinq accès à passer en revue, dans cet ordre
- La porte d’entrée : cylindre qui ne dépasse pas, rosace de défense, serrure bien ancrée, gonds protégés.
- Les portes-fenêtres et fenêtres du rez-de-chaussée : poignées à clé, verrous, volets verrouillés.
- Le garage et sa porte de communication : souvent moins protégés que l’entrée, alors qu’ils mènent directement à l’intérieur.
- Les accès secondaires : porte de service, cave, portillon de jardin, porte de buanderie.
- Les clés elles-mêmes : leur nombre, leur lieu de rangement, leur traçabilité.
La porte d’entrée, d’abord
Trois niveaux de réponse, du plus léger au plus complet : un cylindre de sûreté avec écusson, une serrure multipoints, un blindage. Le cylindre est un point d’attaque classique, car une tête qui dépasse de plusieurs millimètres s’arrache à la pince. Un cylindre plus court ou protégé coupe l’attaque. Pour aller plus loin, la serrure multipoints ancre le battant dans le cadre ; si la porte elle-même est trop faible, le blindage de porte renforce l’ensemble.
Les fenêtres et portes-fenêtres
Sur une porte-fenêtre, le point faible est souvent la crémone et ses gâches, plus que la vitre elle-même. Un verrou d’appoint ou une poignée à clé complète la fermeture d’origine. Au rez-de-chaussée, vérifiez aussi les volets : un volet roulant qui n’est pas verrouillé se soulève.
Le garage, l’entrée dérobée
Quand la porte de communication entre garage et maison est une simple porte intérieure, forcer le garage revient à entrer chez soi. Traitez-la comme une entrée : cylindre protégé, serrure en bon état. Pour le détail des portes de garage et des volets, voyez la fiche serrure de garage et volet roulant.
La gestion des clés
- Pas de clé sous le paillasson, dans un pot de fleurs ou dans la boîte aux lettres : ces cachettes sont les premières inspectées.
- Pas d’étiquette avec l’adresse sur un trousseau.
- Faites le compte des clés en circulation après chaque emménagement, séparation ou fin de contrat.
- En cas de doute, changez le cylindre plutôt que de multiplier les copies.
Les habitudes qui dissuadent
Un éclairage extérieur qui se déclenche au passage, une haie qui ne cache pas la porte depuis la rue, une boîte aux lettres vidée pendant l’absence : autant d’indices qu’un logement est vivant. Verrouillez aussi la maison quand vous êtes à l’étage ou au jardin : beaucoup d’entrées se font par une porte ou une fenêtre simplement poussée.
Un pavillon un peu à l’écart
Dans un secteur pavillonnaire de Villefranche-sur-Saône, un couple quitte sa maison chaque matin. La porte d’entrée est solide, mais la porte de service côté jardin ne ferme qu’à demi-tour, et la clé est cachée sous un pot de fleurs, derrière la maison. Le serrurier, venu pour une autre intervention, remarque l’ensemble. Il propose un cylindre protégé pour la porte de service, un verrou d’appoint et un réexamen du trousseau. L’affaire est réglée en une visite, avant qu’un incident ne force la question.
Pour que les travaux servent aussi vos obligations d’assurance, lisez la page serrurier et assurance. Et pour vous aider à décider quoi traiter en premier, l’ensemble des interventions possibles est regroupé dans nos prestations.
Si vous souhaitez un avis sur votre propre porte, joignez les serruriers de la ville qui interviennent chez vous : ils vous disent par téléphone par où commencer.
Un point d’entrée vous inquiète ? Décrivez-le au 06 13 04 02 22 : le prix de l’intervention est annoncé avant le moindre déplacement.